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Insectes forestiers exotiques - Qu'est-ce qui nous embête en Ontario? L'agrile du frêne et le longicorne asiatique

Nouvelles en santé et biodiversité des forêts
Volume 8, No. 1, printemps 2004


Lagrile du frêne (AF), Agrilus lanipennis, et le longicorne siatique (LA), Anoplophora glabripennis, sont deux insectes exotiques qui se sont établis dans le sud de l’Ontario au cours des dernières années. Le Service canadien des forêts (SCF) dirige les activités de recherche sur ces deux ravageurs dans le but de mieux les détecter et les connaître, de faciliter la lutte contre eux et, si tout va bien, de les éradiquer du Canada.

L’AF a été détecté pour la première fois en Amérique du Nord au printemps 2002 dans le sud-est de l’État du Michigan, près de Detroit. D’après des données recueillies sur des frênes verts morts (Fraxinus pennsylvannica var. subintegerrima), il a été déterminé que l’arrivée de l’AF dans l’État du Michigan datait d’au moins 1997. Cet insecte originaire d’Asie a probablement été introduit en Amérique du Nord par le biais de matériaux d’emballage en bois massif ou de billes utilisées pour stabiliser des cargaisons dans des contenants d’expédition.

En juillet 2002, une équipe de techniciens forestiers du SCF et du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a détecté des frênes infestés par l’AF à Windsor, dans le sud-ouest de l’Ontario. Des relevés subséquents, effectués par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), ont montré que l’insecte s’est propagé jusqu’à une certaine distance à l’est de Windsor (fig. 1). L’ACIA estime que de 100 000 à 200 000 frênes du comté d’Essex ont été infestés par l’AF.

La photo de carte

L’AF adulte possède un corps vert vif et effilé, d’environ 7,5 à 13,5 mm de longueur, et des couvertures alaires vert émeraude métallique (fig. 2). Les larves, d’une couleur crème, mesurent de 26 à 32 mm de longueur et possèdent une tête brune aplatie. Les larves matures passent l’hiver dans des cavités peu profondes creusées dans l’aubier de frênes, et émergent au stade adulte le printemps suivant en creusant des trous de sortie en forme de D de 3 ou 4 mm de diamètre.

La photo de agrile du fréne
Fig.2-Agrile du frêne adulte sur une écorce interne
La photo de galeries l'agrile du frêne
Fig.3-Galeries de l'agrile du frêne

Les larves se nourrissent du phloème et de la couche externe de l’aubier pendant plusieurs semaines et créent, de ce fait, des galeries en forme de S qui peuvent mesurer jusqu’à 50 cm de longueur. Les arbres fortement infestés sont rapidement entourés de nombreuses galeries et peuvent mourir en aussi peu que deux ou trois ans. Toutes les espèces de frênes indigènes ou cultivées sont à risque. L’AF peut infester les arbres de toute taille, qu’ils soient stressés ou en santé, ou en milieu urbain ou forestier. Depuisplusieurs années, d’autres facteurs biotiques et abiotiques influent sur la santé des frênes en Ontario. Certains de ces facteurs peuvent être à l’origine de symptômes très semblables à ceux d’une infestation par l’AF, ce qui rend difficile la détection des arbres infestés sans enlever une partie de l’écorce ou sans observer de trous de sortie.

Les frênes sont un composant très important des forêts de l’est du Canada, autant sur le plan écologique qu’économique. Ils sont également un composant important de la forêt du sud de l’Ontario, particulièrement du sud-ouest de la province, et constituent un genre d’arbres d’ombrage commun dans les villes et villages. Ironiquement, un bon nombre des grands frênes présents actuellement en milieu urbain ont été plantés pour remplacer des arbres tués par la maladie hollandaise de l’orme, causée par une autre espèce exotique. S’il ne fait pas l’objet d’une lutte efficace, l’AF a le potentiel de se propager dans toute l’aire de répartition des frênes. La lutte contre cet insecte s’avère très coûteuse. Selon les estimations, elle coûtera de 8 à 12 millions $ pour cette année seulement et ce, sans compter les coûts directs pour les villes, comme Windsor, où l’enlèvement d’un arbre peut coûter jusqu’à 800 $.

L’AF était auparavant inconnu en Amérique du Nord et très peu connu dans son milieu d’origine. C’est pourquoi, l’ACIA a demandé l’aide du SCF pour réaliser un programme de recherche comprenant les éléments suivants :

  • L’évaluation de méthodes de piégeage pour la détection d’AF adultes. Comme dans tout programme de lutte, il est essentiel de mettre au point des pièges efficaces pour localiser les insectes avant qu’ils infestent de nouveaux arbres. Les insectes foreurs, comme l’AF, sont habituellement attirés par l’odeur ou la couleur des arbres. Des travaux sont en cours pour évaluer l’efficacité de différents pièges;
  • L’évaluation de l’efficacité et du mode d’action d’insecticides injectés dans des arbres pour lutter contre l’AF. Une étude a été entreprise pour évaluer l’efficacité de l’imidaclopride, un produit chimique synthétique, comme insecticide systémique pour tuer les larves d’AF en phase d’alimentation sous l’écorce. Il n’existe pas de solution unique pour lutter contre l’AF. Les techniques actuelles pour prévenir la propagation de l’AF sont axées sur l’enlèvement d’arbres et la destruction des arbres infestés. Cette méthode demeurera probablement la plus efficace, mais d’autres méthodes doivent être rapidement mises au point pour éviter la destruction de tous les arbres de valeur présents dans les villes;
  • L’étude de la biologie et du développement saisonnier de l’insecte pour déterminer les profils d’émergence, la longévité des adultes et les ennemis naturels possibles. L’examen du site et des caractéristiques des arbres qui influent sur la susceptibilité et la vulnérabilité de ceuxci à l’AF, et l’examen de la susceptibilité d’autres espèces de feuillus aux infestations d’AF;
  • La détermination de l’ampleur de la propagation de l’AF en une saison et des conditions dans lesquelles il se déplace. L’AF n’était auparavant pas considéré comme une espèce capable de se déplacer rapidement sur de longues distances dans son habitat d’origine, mais une étude menée par le SCF a montré qu’il peut parcourir jusqu ’à 5 km par jour. Ce résultat a grandement modifié les données sur la taille de la zone sans frêne nécessaire pour prévenir la propagation de l’insecte. L’ACIA se fonde sur les résultats relatifs à l ’AF pour tenter de prévenir sa propagation en créant une zone sans frêne de 10 km de largeur entre les lacs Sainte-Claire et Érié (fig. 1). L’ACIA établira également, à l’ouest de la zone sans frêne, une zone d’élimination de 10 km de largeur dans laquelle tous les arbres infestés seront éliminés;
  • La mise au point de méthodes de détection précoce des arbres infestés par l’AF. Actuellement, l’AF est uniquement détecté lorsque des galeries (fig. 3) ou des trous de sortie en forme de D (formés par les adultes à leur sortie des arbres) sont observés. L’AF peut également infester la partie supérieure des arbres, ce qui rend très difficile sa détection et ce, même s’il a creusé des trous de sortie. L’identification des symptômes précoces est nécessaire pour détecter de nouvelles infestations plus rapidement et pour prévenir la propagation de l’espèce.

Le SCF et l’ACIA collaborent étroitement avec des chercheurs du gouvernement et d’universités des États-Unis qui sont également engagés dans la lutte contre l’AF.

Le LA a d’abord été découvert à plusieurs endroits aux États-Unis (New York - 1996; Chicago - 1998;
État du New Jersey - 2002). Au Canada, la première population établie a été découverte dans la région de Toronto et de Vaughan en septembre 2003, soit après la découverte de l’AF dans le sud-ouest de l’Ontario. L’ACIA avait déjà intercepté des spécimens de LA avant cette date. Le LA est un autre insecte ravageur exotique originaire d’Asie qui est probablement arrivé au pays, dans la région industrialisée où il a été découvert, par le biais de matériaux d’emballage en bois. Toutes les infestations en Amérique du Nord, dont celle à Toronto, sont antérieures à l’adoption des nouvelles normes qui imposent le traitement phytosanitaire des matériaux d’emballage en bois. Ces nouvelles normes, élaborées en collaboration avec le SCF, devraient permettre de réduire cette menace.

Le LA est beaucoup plus gros que l’AF, mais pas plus destructeur. Les adultes sont gros (de 2,5 à 3,5 cm de longueur), noir bleuté aux taches blanches et dotés de très longues antennes (fig. 4). Ils émergent des arbres par des trous de sortie ronds de 10 à 15 mm de diamètre. Contrairement à l’AF, les larves de LA creusent dans le bois de cœur et criblent celui-ci de trous ronds (fig. 5). Les arbres infestés peuvent paraître en bonne santé pendant plusieurs années.

Le LA diffère également de l’AF par le fait qu’il attaque de nombreuses espèces de feuillus au Canada, y compris les érables, les ormes, les peupliers, les bouleaux et les platanes. Le LA n’a actuellement aucun ennemi naturel connu en Amérique du Nord.

Certaines mesures de lutte antiparasitaire sont à l’essai en Asie. Cependant, puisque la détection des arbres infestés par le LA est loin d’être exacte, la seule technique de lutte efficace consiste à enlever et à déchiqueter les arbres infestés ainsi qu’à enlever les arbres hôtes non infestés avant que l’espèce puisse se propager. Un certain nombre d’autres questions scientifiques, comme celles relatives à la détermination claire des espèces locales susceptibles, au taux de propagation de l’insecte et à la croissance de la population de celui-ci, n’ont pas encore été résolues par les chercheurs du SCF et des États-Unis.

Comme pour l ’AF, l’ACIA est l’organisme responsable de l’identification du LA et de la lutte contre celui-ci. Le SCF collabore étroitement avec l’ACIA, recueille les données scientifiques nécessaires et offre des conseils solides sur le plan scientifique en ce qui a trait aux recommandations relatives à l’AF et à la lutte contre celui-ci. Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario ainsi que les villes de Toronto et de Vaughan participent également à la lutte contre l’AF. L’ACIA et le SCF collaborent de façon étroite avec des chercheurs gouvernementaux et des forestiers municipaux des États-Unis qui ont une expérience de la lutte contre cet insecte.

Ces deux insectes sont les dernières espèces ajoutées à la longue liste de ravageurs forestiers introduits dans larégion des Grands Lacs. Si les mesures de lutte sont infructueuses, les conséquences économiques de chacun de ces insectes seront de l’ordre de dizaines, voire de centaines, de millions de dollars. Une étude menée par le U.S. Forest Service a permis d’estimer que le LA, s ’il est ignoré, pourrait tuer 1,2 milliard d’arbres et entraîner des pertes de 669 milliards de dollars et ce, uniquement dans les villes des États-Unis.1 Les municipalités devront probablement supporter des coûts considérables liés à l’enlèvement des arbres morts ou infestés et au remplacement de ceux-ci par des espèces non vulnérables à l’AF ou au LA. Ces deux insectes ont le potentiel de se propager dans l’ensemble de l’aire de répartition de leurs hôtes respectifs, que ce soit en milieu urbain ou forestier. Le SCF continue de collaborer étroitement avec l’ACIA et des organismes provinciaux pour améliorer les méthodes de détection de ces espèces et de lutte contre cellesci ainsi que pour prévenir toute introduction d’espèces exotiques non désirées, ce qui est d’autant plus important.

A.A. Hopkin, P. deGroot et J. Turgeon Centre de foresterie des Grands Lacs
1 Nowak, D. J.; Pasek, J. E.; Sequeira, R. A.; Crane, D. E. ; Mastro, V. C. 2001. Potential effect of Anoplophora
glabripennis (Coleoptera:Cerambycidae) on urban trees in the United States. Journal of Economic Entomology 94 (1): 116-122.

Le groupe de recherche international sur les organismes de quarantaine forestiers :
une approche mondiale pour résoudre un problème mondial


Le Canada possède une expérience de premier plan relativement aux problèmes causés par les espèces exotiques envahissantes. Par le passé, notamment, la brûlure du châtaignier, le rouille vésiculeuse du pin, la maladie hollandaise de l’orme et la spongieuse ont changé l’aspect du paysage forestier naturel et urbain du Canada. Plus récemment, le grand hylésine du pin, le longicorne brun de l’épinette, l’agrile du frêne et le longicorne étoilé de Chine se sont joints à cette liste de ravageurs. Ces espèces ne se contentent pas de tuer des arbres et de modifier des écosystèmes : elles peuvent également avoir des répercussions graves sur le commerce international des produits forestiers du Canada. Mais notre pays n’est pas le seul à être aux prises avec ce problème. Partout dans le monde, on constate des invasions similaires de ravageurs forestiers. Pour contrer cette menace, des organismes de quarantaine des végétaux de nombreux pays ont élaboré des règlements et des systèmes d’inspection visant à réduire l’influx de ces espèces indésirables.

La photo de d'arrinage dans
Peter Koot (technicien du CFP à la retraite) examine des éléments d'arrimage dans le port de Vancouver
La photo de réunion du Groupe
Première réunion du Groupe de recherche international sur les organismes de quarantaine forestiers, tenue le 19 févier 2004, à Rome (Italie)

 

L’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires de l’Organisation mondiale du commerce (Accord SPS de l’OMC) exige que les règlements applicables aux mesures sanitaires soient fondés sur des principes scientifiques. Il est donc évident que les scientifiques devront travailler en étroite collaboration avec les autorités responsables de la réglementation afin de fournir des données scientifiques fiables et à jour pour appuyer l’élaboration de mesures phytosanitaires.

En 2000, le groupe de travail sur les insectes et les maladies, de la Commission forestière pour l’Amérique du Nord (CFAN), a formé un comité ayant pour mandat de répertorier les besoins en recherches critiques à l’appui de la réglementation nord-américaine relative aux mesures phytosanitaires. L’un des premiers projets de ce comité était l’analyse des principes scientifiques qui soustendent l’élaboration de la norme sur les matériaux d’emballage en bois, de l’Organisation nord-américaine pour la protection des plantes (ONAPP). Cette norme reconnaît que les emballages en bois (p. ex., caisses à claire-voie, palettes, lattes d’arrimage) utilisés dans le commerce international sont l’un des principaux moyens de migration des ravageurs autour du monde. La norme de l’ONAPP a servi de modèle à une norme internationale pour les matériaux d’emballage en bois, la norme ISPM 15, mise au point dans le cadre de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), acceptée en avril 2002. Au cours de ce processus, la valeur d’un groupe consultatif scientifique international en matière de réglementation est devenue évidente.

Le Service canadien des forêts (SCF) pilote un programme dynamique sur les espèces exotiques envahissantes qui est étroitement lié à l’Agence canadienne d’inspection des alimentset à d’autres organismes scientifiques et chargés des mesures de quarantaine de partout dans le monde. Pour rendre ces relations plus officielles et favoriser des mesures de quarantaine concertées à l’échelle mondiale qui soient fondées sur des principes scientifiques, on a établi une collaboration entre les organismes scientifiques et de quarantaine des quatre coins de la planète. Le groupe de recherche international sur les organismes de quarantaine forestiers rassemble des scientifiques et des spécialistes en quarantaine des plantes de partout dans le monde, dont les deux principales fonctions sont les suivantes:

1. fournir des avis scientifiques et examiner la littérature pour le compte de la Convention internationale sur la protection des végétaux (CIPP);
2. répertorier les besoins en recherche sur les organismes de quarantaine forestiers à l’échelle mondiale, et entreprendre des recherches conjointes pour appuyer l’élaboration de normes internationales.

Au-delà de quarante scientifiques et responsables des mesures de quarantaine de plus de dix pays, soit l’Australie, le Canada, le Chili, la Chine, la France, l’Allemagne, le Japon, la Corée, le Mexique, la NouvelleZélande, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis participent actuellement aux travaux de ce groupe. Eric Allen (Ph.D.), chercheur au SCF, agit comme président du groupe de recherche international sur les organismes de quarantaine forestiers. Le groupe de recherche a tenu sa première réunion à Rome en février 2004 et travaille présentement à peaufiner la norme internationale sur les matériaux d’emballage en bois. Des directives visant le dépôt de propositions pour de nouveaux traitements aux termes de la norme ISPM 15 sont en voie d’élaboration et des sous-comités d’experts ont été créés afin d’évaluer les nouveaux traitements proposés. Un site Web (http://www.forestry- quarantine.org/index_f.html) a été créé dans le but de fournir de l’information au sujet des activités du groupe, et de donner accès à un forum de discussion ainsi qu’à une bibliothèque de documents pour les membres du groupe.
Il y a également eu récemment la formation d’un groupe de travail relevant de l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO)chargé d’étudier les espèces exotiques envahissantes dans le commerce international. Hugh Evans (Ph.D.), de la Forestry Commission du Royaume-Uni, agit comme coordonnateur de ce groupe, et Eric Allen est le délégué auprès du groupe, qui réunira des scientifiques intéressés à la foresterie en général afin de résoudre les problèmes liés aux organismes de quarantaine forestiers.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site Web du groupe de recherche international sur les organismes de quarantaine forestiers (http://www.forestry-quarantine.org/ index_f.html).

Eric Allen
Centre de foresterie du Pacifique eallen@nrcan.gc.ca.

Programme sur le dendroctone du pin

L’infestation par le dendroctone du pin dans les forêts intérieures de la Colombie-Britannique est la plus importante de toute l’histoire de cette province. Endémique dans les peuplements de pin tordu dans toute la partie ouest de l’Amérique du Nord, le dendroctone du pin se limite normalement aux arbres soumis à un stress important dans des écosystèmes de pinède. Toutefois, lorsque les circonstances favorables sont réunies, notamment dans de vastes étendues de pins d’âge mûr, à la suite de mesures de suppression des incendies et après plusieurs années consécutives où l’hiver a été doux, des flambées soudaines font de cet insecte le pire ravageur des forêts de pins mûrs.

La photo de dommages du pin ponderosa
Dommages du dendroctone du pin ponderosa en Colombie-Britannique

Une initiative fédérale visant le dendroctone du pin a été créée pour tenter d’enrayer la poussée endémique qui a frappé (à divers degrés d’intensité) quelque 4 200 000 hectares de fôrets de pin. Cette initiative quinquennale, dotée d’un budget de 40 millions de dollars et pilotée par Ressources naturelles Canada, est le fruit d’un partenariat entre plusieurs ministères fédéraux, le gouvernement de la Colombie-Britannique, des instituts de recherche nationaux, des Premières nations et l’industrie. Elle fournit de l’aide pour la restauration des terres forestières fédérales et privées (non industrielles) qui ont été ravagées par le dendroctone du pin, ainsi qu ’un financement pour la recherche visant à quantifier les impacts et à réduire les risques de futures épidémies de dendroctone du pin.

Le personnel du Service canadien des forêts au Centre de foresterie du Pacifique, à Victoria (C.-B.), joue un rôle de maître d’œuvre dans le Programme sur le dendroctone du pin; ces efforts viennent compléter ceux du gouvernement provincial en réponse à l’infestation par le dendroctone. « Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a travaillé d’arrache-pied afin de s’acquitter de ses responsabilités relatives aux terres de la Couronne provinciale. Ressources naturelles Canada gère les domaines relevant de la compétence fédérale », explique M. Paul Addison (Ph.D.), directeur général du Centre de foresterie du Pacifique.

Recherches en cours

Dans le cadre du Programme sur le dendroctone du pin (DPP), on a établi un plan d’action appelé le Programme de recherche et développement sur la réduction du risque d’infestation et la récupération de la valeur à l’égard du DPP. Ce programme vise à améliorer la compréhension des facteurs qui influent sur l’ampleur et la répartition géographique des infestations de dendroctone du pin. Ces connaissances permettront d’accroître l’efficacité des options de lutte utilisées lors des futures infestations de DPP. « Des travaux poussés de recherche mettront l’accent sur la dynamique des épidémies de DPP (détection, cartographie et prédiction), l’écologie forestière (réactions et impacts) et les méthodes d’aménagement à l’échelle du paysage et du peuplement » explique M. Bill Wilson (Ph.D.), directeur de la Division de l’industrie, du commerce et de l’économie du Centre de foresterie du Pacifique et maître d’œuvre du Programme sur le dendroctone du pin, au Service canadien des forêts.

Le Programme de recherche et développement sur la réduction du risque d’infestation et la récupération de la valeur à l’égard du DPP prévoit des recherches sur les options relatives aux produits et au marché,l’approvisionnement en bois d’œuvre et la modélisation économique en vue d’accroître la stabilité des collectivités et du secteur de la fabrication grâce à un aménagement durable des ressources forestières.

M. Wilson a souligné que :
« Ce programme comprendra également des recherches au sujet des facteurs influant sur la durée de conservation des arbres morts (bois d’œuvre) à cause du dendroctone du pin, et la cartographie de ces facteurs afin d’améliorer les données sur l’établissement de calendrier de coupe. Nous invitons les chercheurs intéressés à participer au Programme de recherche et développement sur la réduction du risque d’infestation et la récupération de la valeur à l’égard du DPP. »

Restauration des terres forestières fédérales et privées


Le Programme de restauration des terres forestières fédérales s ’inscrit dans le cadre du Programme sur le dendroctone du pin qui, en collaboration avec Parcs Canada, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et le ministère de la Défense nationale, étudie les impacts du dendroctone du pin sur les parcs nationaux, les terres de réserve des Premières nations, ainsi que les terres militaires et les autres terres forestières fédérales. L’accent est placé sur les mesures de détection et de lutte contre les infestations par le DPP dans les parcs, sur les compétences en matière de contrôle, de restauration et d’aménagement forestier dans les réserves de Premières nations, et sur la restauration des terres militaires et des autres terres forestières fédérales.

Le Programme de restauration des terres forestières privées vise à aider les propriétaires de terres forestières non industrielles se trouvant dans la zone d’infestation par le dendroctone du pin. Il met l’accent sur les efforts de lutte hâtive contre le DPP et de restauration des terres forestières infestées par le dendroctone. Pour être admissibles à ce programme, les propriétaires fonciers doivent posséder au moins dix (10) hectares contigus de terres forestières productives en Colombie-Britannique, dont l’aménagement forestier est la principale activité.

La photo de longicorne asiatique adulte
Fig.4-Longicorne asiatique adulte
La photo de ronds du longicorne asiatique
Fig.5-Trous de sortie ronds caractéristiques du longicorne asiatique

On peut obtenir plus de détails concernant le Programme sur le dendroctone du pin - y compris des informations détaillées sur les activités en cours dans le cadre de cette initiative et sur la façon de présenter une demande en vertu du Programme de restauration des terres forestières fédérales, du Programme de restauration des terres forestières privées ou du Programme de recherche et développement sur la réduction du risque d’infestation et la récupération de la valeur à l’égard du DPP - en consultant le site Web du Programme à l’adresse http:// www.mpb.cfs.nrcan.gc.ca/index_f.html.

Il est possible de communiquer par courriel avec M. Bill Wilson au Centre de foresterie du Pacifique à l’adresse

bwilson@pfc.cfs.nrcan.gc.ca.
Joanne Stone
Centre de foresterie du Pacifique
Pour information

Avez-vous visité dernièrement le site Web des forêts anciennes du Service canadien des forêts? Vous y trouverez :

  • Des liens vers des articles sur les forêts anciennes publiés dans des numéros spéciaux des revues spécialisées Environmental Reviews et Forestry Chronicles.
  • Des résumés des documents présentés au symposium « Les forêts anciennes du Canada - un point de vue scientifique », qui a eu lieu à Sault Ste. Marie, en Ontario, du 14 au 19 octobre 2001.
  • La photo primée des forêts anciennes, maintenant vendue en format affiche - vous pouvez la commander en ligne.

Rendez-vous sur notre site Web dès aujourd’hui! Allez à www.atl.cfs.nrcan.gc.ca puis suivez les liens menant vers les forêts anciennes.

Date : 12 avril 2004
Dernière mise à jour : 8 mars 2007 14:15:39
Nouvelles en santé et biodiversité des forêts au Centre de foresterie de l'Atlantique