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Par David Paré
Avec le réchauffement climatique, les sols des forêts de conifères pourraient relâcher plus facilement du carbone dans l’amosphère que ceux des forêts feuillues. Cette conclusion provient d’une étude réalisée par des chercheurs du Service canadien des forêts et de l’Université Laval qui ont mesuré l’impact du réchauffement climatique sur le carbone du sol pour différents écosystèmes forestiers.
Les sols des forêts nordiques de conifères sont de véritables réservoirs de carbone. Une augmentation de la température est supposée stimuler la décomposition de la matière organique et ainsi favoriser l’émission de CO2 dans l’atmosphère. En raison de plusieurs autres facteurs, la littérature scientifique supposait que le carbone des sols des forêts de conifères était plus résistant à ce phénomène.
Des échantillons de sols ont été prélevés sur deux sites d’érable à sucre, deux sites de sapin baumier et un site d’épinette noire. Ces échantillons ont été incubés dans des chambres de croissance à 3, 10, 15 et 22 °C. Les résultats de la recherche montrent une augmentation similaire de la décomposition dans la couche d’humus de l’ensemble des écosystèmes. Toutefois, la proportion de carbone facilement rejetable dans l’atmosphère est plus importante dans les sols des forêts de conifères que dans ceux des forêts feuillues.
À l’échelle planétaire, l’augmentation des rejets de carbone dans l’atmosphère par les sols forestiers pourrait accélérer le réchauffement en cours. Selon les chercheurs, l’augmentation de la décomposition sera probablement accompagnée d’une hausse équivalente de la production de biomasse.
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